Larticle 124 de la loi du 28 dĂ©cembre 2013 visĂ©e en rĂ©fĂ©rence concrĂ©tise cet engagement en insĂ©rant dans le code de l'Ă©ducation l'article L. 917-1 dans un nouveau chapitre intitulĂ© « Dispositions spĂ©cifiques relatives aux accompagnants des Ă©lĂšves en situation de handicap ». ParallĂšlement, les articles L. 351-3 relatif Ă  la scolarisation des Ă©lĂšves en situation de Lesadjoints de l’éducation reviennent Ă  la charge . par A. Zerzouri, Le Quotidien d’Oran, 19 dĂ©cembre 2009. Le ton monte au sein des adjoints de l’éducation. La lenteur dans l’exĂ©cution des accords conclus avec le ministĂšre de l’Education, notamment la dĂ©finition des tĂąches de l’adjoint de l’éducation, lequel accord prĂ©voit plusieurs amĂ©liorations des RĂšglementsur la cessation d’exercice d’un membre de l’Ordre des agronomes du QuĂ©bec A-12, r. 6 : Code de dĂ©ontologie des agronomes A-12, r. 7 : RĂšglement sur le comitĂ© de la formation des agronomes A-12, r. 7.1 : RĂšglement sur la dĂ©livrance d’un permis de l’Ordre des agronomes du QuĂ©bec pour donner effet Ă  l’arrangement conclu par l’Ordre en vertu 1En application de l’article L. 124-11 du Code de l’éducation. Cette disposition n'est pas applicable lorsque le premier stage a Ă©tĂ© interrompu avant son terme Ă  l'initiative du stagiaire. 2 Par exemple, 7 stagiaires maximum peuvent ĂȘtre accueillis simultanĂ©ment dans une entreprise de 45 salariĂ©s (45 x 15 % = 6,75), l'effectif Ă©tant arrondi Ă  l'entier LesĂ©coles, les collĂšges et les lycĂ©es assu ent une mission d’info mation su les violences et une Ă©ducation Ă  la sexualitĂ©. Article L. 121-6 du code de l’éducation: L’éducation a tisti ue et cultu elle contibue Ă  l’épanouissement des aptitudes individuelles et Ă  l’égalitĂ© d’accĂšs Ă  la culture. Elle favorise Lacirculaire n° 91-124 du 6 juin 1991 est abrogĂ©e. 1 - Organisation et fonctionnement des Ă©coles primaires . L'organisation et le fonctionnement de l'Ă©cole doivent permettre d'atteindre les objectifs fixĂ©s aux articles L. 111-1 et D. 321-1 du code de l'Ă©ducation, en particulier la rĂ©ussite scolaire et Ă©ducative de chaque Ă©lĂšve, ainsi que d'instaurer le LesĂ©lĂ©ments de ce tableau sont d’abord triĂ©s par date de Mise Ă  jour. Ainsi, les nouvelles publications et celles rĂ©cemment mises Ă  jour sont prĂ©sentĂ©es en premier. Vous pouvez Ă©galement trier les publications par NumĂ©ro ou Titre, ou filtrer la liste en entrant une partie du numĂ©ro ou du titre dans le champ Filtrer les articles LaprĂ©sente version comprend les rĂ©visions du Code mondial antidopage telles qu’approuvĂ©es par le Conseil de fondation de l’Agence mondiale antidopage le 17 novembre 2007. Cette version rĂ©visĂ©e du Code mondial antidopage entre en vigueur le 1er janvier 2009. PubliĂ© par: Agence mondiale antidopage Tour de la Bourse 800 Place Ordonnancen° 2014-807 du 17 juillet 2014 modifiant la partie lĂ©gislative du code de l'Ă©ducation. Aller au contenu; Aller au menu; Aller au menu; Aller Ă  la recherche; Menu Informations de mises Ă  jour; Gestion des cookies; Nous contacter; Activer l’aide sur la page. Droit national en vigueur JeanLuc MĂ©lenchon (/ ʒ ɑ̃ l y k m e l ɑ̃ ʃ ɔ̃ / [b] Écouter), nĂ© le 19 aoĂ»t 1951 Ă  Tanger (), est un homme politique français.. Membre du Parti socialiste (PS) Ă  partir de 1976, il est successivement Ă©lu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller gĂ©nĂ©ral de l'Essonne en 1985 et sĂ©nateur en 1986. Il est Ă©galement ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'Enseignement 1pGCwGj. Statut du stagiaire en entreprise Un stagiaire dans une entreprise n’a pas de contrat de travail, il conserve son statut d’étudiant. NĂ©anmoins il peut se voir reconnaĂźtre la qualitĂ© de salariĂ© s’il Ă©xĂ©cute un vĂ©ritable travail sous la subordination de l’employeur. En effet, le but d’un stage est pĂ©dagogique, il permet de dĂ©couvrir un secteur d’activitĂ© professionnelle, il ne doit pas donner lieu Ă  des tĂąches relevant normalement d’un contrat de travail. De nouvelles rĂšgles ont Ă©tĂ© Ă©tablies par le dĂ©cret n° 2014-1420 du 27 novembre 2014, notamment les stages de plus de 2 mois doivent donner lieu Ă  indemnisation du stagiaire. Statut du stagiaire dans l’entreprise Visite mĂ©dicale pour les stagiaires Stagiaire et code du travail DurĂ©e du stage Convention de stage Indemnisation d’un stagiaire SantĂ© et sĂ©curitĂ© du stagiaire en entreprise affectĂ© Ă  des risques particuliers Accident du travail Statut du stagiaire dans l’entreprise Dans l’entreprise le stagiaire conserve son statut d’étudiant il n’a pas de contrat de travail, mĂȘme s’il exĂ©cute des tĂąches professionnelles sous l’autoritĂ© du chef d’entreprise. Un stagiaire peut se voir reconnaĂźtre la qualitĂ© de salariĂ© s’il exĂ©cute un vĂ©ritable travail sous la subordination de l’employeur, mĂȘme si une convention de stage a Ă©tĂ© signĂ©e. L’organisme qui accueille le stagiaire doit mentionner chaque stagiaire dans une partie spĂ©cifique du registre unique du personnel. Comme l’exige larticle D1221-23-1 du Code du travail, il faut prĂ©ciser sur ce registre nom et prĂ©noms du stagiaire dates de dĂ©but et de fin de la pĂ©riode de formation en milieu professionnel nom et prĂ©nom du tuteur lieu de prĂ©sence du stagiaire. L’entreprise doit verser Ă  tout stagiaire une attestation de stage qui mentionne la urĂ©e effective totale du stage et le montant total de la gratification versĂ©e code de l’éducation, art D 124-9 Visite mĂ©dicale pour les stagiaires Habituellement les stagiaires ne passent pas de visites mĂ©dicales, sauf s’ils doivent occuper un poste Ă  risque, dans ce cas la convention de stage prĂ©cise qu’une visite mĂ©dicale est obligatoire. Selon l’article R. 4624-10 du code du travail Le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie d’un examen mĂ©dical avant l’embauche ou au plus tard avant l’expiration de la pĂ©riode d’essai par le mĂ©decin du travail. Les salariĂ©s soumis Ă  une surveillance mĂ©dicale renforcĂ©e en application des dispositions de l’article R. 4624-18 ainsi que ceux qui exercent l’une des fonctions mentionnĂ©es Ă  l’article L. 6511-1 du code des transports bĂ©nĂ©ficient de cet examen avant leur embauche. » Le stagiaire n’étant pas salariĂ© de l’entreprise, il n’existe pas d’obligation lĂ©gale qui impose au chef d’entreprise de faire passer une visite mĂ©dicale d’embauche aux stagiaires. Ceci est Ă  nuancer en effet la cour de cassation a jugĂ© qu’un stage pratique en entreprise n’est pas une pĂ©riode d’essai, l’employeur doit donc veiller Ă  ce que le stagiaire passe l’examen mĂ©dical imposĂ© par la loi avant l’embauchage du Stagiaire et code du travail Article L. 6343-1 du code du travail Pendant la durĂ©e de sa prĂ©sence en entreprise au titre de l’une des actions de formation mentionnĂ©es Ă  l’article L6313-1, le stagiaire non titulaire d’un contrat de travail bĂ©nĂ©ficie des dispositions du prĂ©sent code et, le cas Ă©chĂ©ant, du code rural relatives 1° A la durĂ©e du travail, Ă  l’exception de celles relatives aux heures supplĂ©mentaires . 2° Au repos hebdomadaire ; 3° A la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ©. » Article L. 6343-2 du code du travail La durĂ©e du travail applicable au stagiaire non titulaire d’un contrat de travail ne peut excĂ©der la durĂ©e lĂ©gale hebdomadaire et la durĂ©e quotidienne du travail respectivement fixĂ©es par les articles L. 3121-10 et L. 3121-34 ainsi que par l’Article L713-2 du code rural. La durĂ©e maximale hebdomadaire ci-dessus fixĂ©e s’entend de toute heure de travail effectif ou de prĂ©sence sur les lieux de travail. » Article L. 6343-3 du code du travail Le stagiaire non titulaire d’un contrat de travail ne peut accomplir d’heures supplĂ©mentaires ». Article L. 6343-4 du code du travail Le stagiaire non titulaire d’un contrat de travail bĂ©nĂ©ficie du repos dominical. » Article L 4111-5 du code du travail les stagiaires sont concernĂ©s par toute la section SantĂ© et sĂ©curitĂ© au travail » du Code du travail au mĂȘme titre que les salariĂ©s et les travailleurs temporaires Pour l’application de la prĂ©sente partie, les travailleurs sont les salariĂ©s, y compris temporaires, et les stagiaires, ainsi que toute personne placĂ©e Ă  quelque titre que ce soit sous l’autoritĂ© de l’employeur. » DurĂ©e du stage Sauf exceptions, un stagiaire ne peut pas effectuer dans une mĂȘme structure d’accueil plus de 6 mois de stage par annĂ©e d’enseignement, que ce soit au titre d’un ou plusieurs stages. Convention de stage L’entreprise soit nĂ©cessairement signer une convention de stage avec l’intĂ©ressĂ© et son Ă©tablissement d’enseignement. 5 signatures sont donc nĂ©cessaires pour pouvoir accueillir un stagiaire l’établissement d’enseignement, l’entreprise qui accueille le stagiaire organisme d’accueil, le stagiaire ou son reprĂ©sentant lĂ©gal s’il est mineur, l’enseignant rĂ©fĂ©rent, le tuteur dĂ©signĂ© dans l’entreprise. Si le stagiaire occupe un poste de travail qui comporte des risques professionnels la convention de stage prĂ©cise qu’une visite mĂ©dicale est obligatoire. Le dĂ©cret n° 2013-756 ainsi que le Code de l’éducation, art D 124-4 et suivants dĂ©taillent les mentions obligatoires qui doivent ĂȘtre contenues dans la convention de stage intitulĂ© complet du cursus ou de la formation su stagiaire et son volume horaire par annĂ©e ou semestre d’enseignement ; le nom de l’enseignant rĂ©fĂ©rent de l’établissement d’enseignement et le nom du tuteur dans l’organisme d’accueil ; les compĂ©tences Ă  acquĂ©rir ou Ă  dĂ©velopper au cours de la pĂ©riode de formation en milieu professionnel ou du stage ; dĂ©finition des activitĂ©s confiĂ©es au stagiaire en fonction des objectifs de formation ; dates de dĂ©but et de fin de stage ; durĂ©e hebdomadaire maximale de prĂ©sence du stagiaire, dans l’entreprise ainsi que sa prĂ©sence, le cas Ă©chĂ©ant dans l’entreprise la nuit, le dimanche ou un jour fĂ©riĂ© ; les conditions sans lesquelles l’enseignant rĂ©fĂ©rent de l’établissement d’enseignement et le tuteur dans l’organisme d’accueil assurent l’encadrement et le suivi du stagiaire le montant de la gratification versĂ©e au stagiaire, et les modalitĂ©s de son versement ; le rĂ©gime de protection sociale dont bĂ©nĂ©ficie le stagiaire, y compris la protection en cas d’accident du travail, ainsi que le cas Ă©chĂ©ant, l’obligation faite au stagiaire de justifier d’une assurance couvrant sa responsabilitĂ© civile ; les conditions dans lesquelles le stagiaire est autorisĂ© Ă  s’absenter, notamment dans le cadre d’obligations attestĂ©es par l’établissement d’enseignement et des congĂ©s et autorisations d’absence ; les modalitĂ©s de suspension et de rĂ©siliation de la convention de stage ; les modalitĂ©s de validation du stage en cas d’interruption ; la liste des avantages offerts, le cas Ă©chĂ©ant, par l’entreprise au stagiaire, notamment en ce qui concerne sa restauration, son hĂ©bergement ou le remboursement des frais qu’il a engagĂ©s pour effectuer son stage ; les clauses du rĂšglement intĂ©rieur de l’organisme d’accueil qui sont applicables au stagiaire le cas Ă©chĂ©ant ; les conditions de dĂ©livrance de l’attestation de stage Indemnisation d’un stagiaire Comme le prĂ©cise le dĂ©cret n° 2014-1420 du 27 novembre 2014, une gratification est obligatoire pour les stages de plus de 2 mois qu’il s’agisse de 2 mois consĂ©cutifs ou de 2 mois non consĂ©cutifs au cours d’une mĂȘme annĂ©e scolaire ou universitaire. Mais il est possible de rĂ©munĂ©rer Ă©galement les stages du durĂ©e infĂ©rieure. La gratification est versĂ©e chaque mois comme le prĂ©voit le code de l’éducation art D 124-8 Par exception, la gratification est obligatoire Ă  partir de 3 mois pour les stages rĂ©alisĂ©s dans le cadre de formation du second cycle secondaire dispensĂ©s par certains Ă©tablissements d’enseignement agricole. Le montant de la gratification est fixĂ© par la convention de branche ou par un accord professionnel Ă©tendu. Le minimum lĂ©gal que l’employeur doit impĂ©rativement respecter est le suivant 3,16 euros de l’heure depuis le 1er septembre 2014 3,60 euros de l’heure Ă  partir du 1er septembre 2015 SantĂ© et sĂ©curitĂ© du stagiaire en entreprise affectĂ© Ă  des risques particuliers Tout comme un salariĂ© temporaire ou en CDD, un stagiaire en entreprise affectĂ© Ă  un poste de travail qui prĂ©sente des risques particuliers pour sa santĂ© ou sa sĂ©curitĂ© doit bĂ©nĂ©ficier d’une formation renforcĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ©, ainsi que d’un accueil et d’une information adaptĂ©e. La faute inexcusable de l’employeur sera prĂ©sumĂ©e si le stagiaire est victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle et n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une telle formation. Accident du travail Couverture accident du travail et maladie professionnelle Le stagiaire bĂ©nĂ©ficie de la couverture accident du travail et maladie professionnelle du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, sauf indemnitĂ©s journaliĂšres et indemnitĂ©s en capital. Accident du travail au cours d’un stage En cas d’accident du travail au cours d’un stage, les Ă©lĂšves de l’enseignement technique bĂ©nĂ©ficient de l’indemnisation prĂ©vue par la loi, Ă  fortiori lorsque cet accident est dĂ» Ă  une faute inexcusable. En dernier ressort c’est lĂ©tablissement d’enseignement qui est tenu pour responsable de l’accident, l’assureur ne peut pas se retourner contre l’entreprise dans laquelle l’accident a eu lieu, mĂȘme si le maĂźtre de stage a Ă©tĂ© reconnu comme l’auteur des faits constitutifs de la faute inexcusable. 2Ăšme ch.,11 juillet 2005, n° Couverture du risque accident du travail pour un stagiaire Selon le dĂ©cret 2006-1027 du 18 dĂ©cembre 2006, JO du 20 dĂ©cembre 2006 Il est couvert diffĂ©remment selon le montant de la gratification perçue en dessous de 360 €, seuil de franchise de cotisation, c’est l’établissement signataire de la convention qui paye la cotisation accident du travail. pour les stagiaires dont la gratification dĂ©passe 360 €, la cotisation accident du travail est dĂ»e par l’entreprise. Vous pouvez lire Ă©galement les articles suivants Liste des tableaux de maladie professionnelle Un stage doit s’intĂ©grer dans un cursus pĂ©dagogique Un contrat d’apprentissage peut ĂȘtre enregistrĂ© mĂȘme si la visite mĂ©dicale d’embauche n’a pas encore eu lieu. Sites internet conseillĂ©s Tous les mĂ©tiers et toutes les formations professionnelles sur le site Orientations pour tous » TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Rapport mission territoires et rĂ©ussite Rapport d'Ariane AzĂ©ma, IGEN et Pierre Mathiot, professeur des universitĂ©s et directeur de Siences-Po Lille - novembre 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP Ă  la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 1-9-2019 NOR MENE1900335A Bulletin officiel n°37 du 10 octobre 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 1-9-2019 NOR MENE1900336A Bulletin officiel n°37 du 10 octobre 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ depuis la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 4-2-2019 NOR MENE1900057A Bulletin officiel n°9 du 28 fĂ©vrier 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et Ă©tablissements scolaires inscrits dans le programme REP+ depuis la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 4-2-2019Bulletin officiel de l'Éducation nationale n°9 du 28 fĂ©vrier 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ ArrĂȘtĂ© du 4-2-2019Bulletin officiel de l’Éducation nationale, n°9 du 28 fĂ©vrier 2019 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 1-8-2018 NOR MENE1800210A Bulletin officiel n°31 du 30 aoĂ»t 2018 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP Ă  la rentrĂ©e scolaire 2018 ArrĂȘtĂ© du 24-7-2018 NOR MENE1800208A Bulletin officiel n°31 du 30 aoĂ»t 2018 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Pilotage de l'Ă©ducation prioritaire Circulaire n° 2017-090 du 3-5-2017 NOR MENE1713524C Bulletin officiel n°18 du 4 mai 2017 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Pilotage de l'Ă©ducation prioritaire Circulaire n° 2017-090 du 3-5-2017 Bulletin officiel de l'Éducation nationale, 04-05-2017, n° 18 TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Mise en Ɠuvre de l’annĂ©e 2 de la refondation de l’éducation prioritaire suivi du volet pĂ©dagogique Rapport de Monique DUPUIS et Marie-Laure LEPETIT, IGEN, juillet 2016. TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Pilotage acadĂ©mique de l’éducation prioritaire Rapport de VĂ©ronique ÉLOI-ROUX, IGEN et Simone CHRISTIN, IGAENR, juillet 2016. TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP Ă  la rentrĂ©e scolaire 2015 ArrĂȘtĂ© du 24-4-2017 NOR MENE1700275A Bulletin officiel n°18 du 4 mai 2017 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e scolaire 2015 ArrĂȘtĂ© du 24-4-2017 NOR MENE1700276A Bulletin officiel n°18 du 4 mai 2017 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ depuis la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 1er aoĂ»t 2016Bulletin officiel de l’Éducation nationale, n° 30, 25 aoĂ»t 2016 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP depuis la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 1er aoĂ»t 2016 Bulletin officiel de l’Éducation nationale, n° 30, 25 aoĂ»t 2016 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Parcours d’excellence mise en place Ă  la rentrĂ©e scolaire 2016 Instruction n° 2016-124 du 5-8-2016Bulletin officiel de l’Éducation nationale, n° 30, 25 aoĂ»t 2016 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP Ă  la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 27 octobre 2015 modifiant l’arrĂȘtĂ© du 30 janvier 2015Bulletin officiel de l’Éducation nationale, 29/10/2015 n° 40 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 27 octobre 2015 modifiant l’arrĂȘtĂ© du 30 janvier 2015Bulletin officiel de l’Éducation nationale, 29/10/2015 n° 40 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©coles et Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 29 juin 2015Bulletin officiel de l’Éducation nationale, 09/07/2015 n° 28 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Modification de la liste des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP Ă  la rentrĂ©e 2015 ArrĂȘtĂ© du 29 juin 2015Bulletin officiel de l’Éducation nationale, 09/07/2015 n° 28 TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Suivi de la prĂ©figuration de la refondation de la politique d’éducation prioritaire dans les REP+ Rapport de Marie-Laure LEPETIT, IGEN et Simone CHRISTIN, IGAENR juillet 2015 TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Grande pauvretĂ© et rĂ©ussite scolaire le choix de la solidaritĂ© pour la rĂ©ussite de tous Rapport de Jean-Paul Delahaye, IGEN, publiĂ© en mai 2015. TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Refondation de la politique de l’éducation prioritaire, rapport final de l’évaluation Rapport de la SGMAP, publiĂ© en mai 2014 TĂ©lĂ©charger Texte officiel Liste des Ă©coles et des Ă©tablissements scolaires publics inscrits dans le programme REP+ Ă  la rentrĂ©e scolaire 2015 ArrĂȘtĂ© du 30-1-2015Bulletin officiel de l'Éducation nationale, 05-02-2015 n° 6. 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TĂ©lĂ©charger Rapport officiel Les DĂ©terminants de la rĂ©ussite scolaire en zone d'Ă©ducation prioritaire Rapport de Catherine Moisan et Jacky Simon, La Documentation française, publiĂ© en septembre 1997. Afficher les textes et rapports officiels archivĂ©s Introduction 1 DĂ©cret no 2000-762 du 1er aoĂ»t 2000 relatif aux Ă©tablissements et services d’accueil des enfants d ... 2 Loi no 2005-102 du 11 fĂ©vrier 2005 pour l’égalitĂ© des droits et des chances, la participation et l ... 3 Loi no 2007-293 du 5 mars 2007 rĂ©formant la protection de l’enfance. 1De la naissance Ă  l’ñge adulte de leurs enfants, les parents doivent composer avec de nombreux intervenants et institutions pour les Ă©duquer Durning, 1995. Qu’il s’agisse de l’école, des services de la petite enfance, du secteur du handicap, de la protection de l’enfance
, ce sont souvent des professionnels spĂ©cialement formĂ©s, aux missions et compĂ©tences bien dĂ©finies, qui se chargent d’une part plus ou moins importante de l’éducation. Pendant longtemps, ces institutions sont restĂ©es fermĂ©es aux familles les intervenants Ă©tant en position de savants », les parents Ă©taient considĂ©rĂ©s comme incompĂ©tents Durkheim, 1903, sinon comme nuisibles aux objectifs fixĂ©s par les institutions Philip, 2009 ; Fablet, 2008. En France, plusieurs notions se sont imposĂ©es depuis les annĂ©es 1980 concernant les relations entre parents et professionnels, marquant une rupture avec les pratiques institutionnelles Ă©tablies prĂ©cĂ©demment dĂ©sormais les professionnels sont invitĂ©s Ă  impliquer les parents au sein de partenariats Francis, 2013, ces derniers Ă©tant tenus de participer » Guigue, 2010. S’il a Ă©tĂ© montrĂ© que l’implication parentale Ă  l’école a un impact positif sur les apprentissages des Ă©lĂšves Bergonnier-Dupuy, 2005, on sait par ailleurs que tous les parents ne sont pas Ă©gaux devant cette exigence du partenariat PĂ©rier, 2005. Mais l’objectif de participation parentale ne s’arrĂȘte pas Ă  l’institution scolaire, il figure Ă©galement parmi les missions des institutions de la petite enfance1, du handicap2 et de la protection de l’enfance3 Join-Lambert, 2013. Il est frappant de constater qu’au fil de ces diffĂ©rents textes, c’est le mĂȘme terme de participation qui est employĂ©, et que les seules prĂ©cisions apportĂ©es quant Ă  sa mise en application concrĂšte se rapportent au fonctionnement d’instances consultatives formelles. Ces nouvelles exigences forcent les professionnels Ă  faire Ă©voluer leurs perceptions des parents, mais aussi Ă  accepter ce qu’ils peuvent interprĂ©ter comme une remise en cause de leur pouvoir. En effet, ils sont dĂ©sormais exposĂ©s aux critiques, voire Ă  des demandes de changement concernant leur maniĂšre de travailler avec les enfants Blanc & Bonnabesse, 2008. De leur cĂŽtĂ©, les parents eux-mĂȘmes prĂ©fĂšrent parfois s’en remettre Ă  l’expertise des professionnels plutĂŽt que de se mĂȘler de leur travail Bardeau Garneret, 2007. 2Dans le dispositif de protection de l’enfance, la place des parents est marquĂ©e par des relations de pouvoir particuliĂšrement dĂ©sĂ©quilibrĂ©es Mackiewicz, 1998. Les professionnels ont certes pour mission de soutenir les parents rencontrant des difficultĂ©s dans l’éducation de leurs enfants, mais leur objectif central est bien la prĂ©vention des risques encourus par les enfants, ce qui conduit, dans certains cas, Ă  la protection des enfants sous forme d’un retrait de leur milieu familial. Cela se traduit par une activitĂ© de contrĂŽle de l’éducation parentale, facilement perçue comme une humiliation ou une menace par les parents. Des sites et forums en ligne rendent publics les tĂ©moignages de ceux qui vivent les mesures de placement comme injustes et mettent en cause des processus dĂ©cisionnaires sur lesquels ils n’auraient aucune prise Touahria-Gaillard, 2014. Face Ă  ce dĂ©sĂ©quilibre structurel dans la relation entre parents et professionnels, l’injonction au partenariat est un dĂ©fi d’envergure. En particulier lorsqu’un enfant vit ailleurs que chez ses parents de maniĂšre permanente, l’implication de ses parents dans son Ă©ducation pose de rĂ©elles questions quant aux conditions et aux formes de sa mise en pratique. C’est Ă  partir d’une comparaison internationale qu’on propose ici d’approfondir la notion mĂȘme d’implication des parents dans un contexte de supplĂ©ance familiale. AprĂšs avoir prĂ©sentĂ© le cadre de cette recherche ainsi que les grands traits des dispositifs nationaux de supplĂ©ance familiale en protection de l’enfance, on s’attardera sur la notion d’implication parentale et les formes concrĂštes qu’elle revĂȘt dans l’éducation des enfants placĂ©s. Pour chaque aspect de la comparaison, on indiquera d’abord les rĂ©sultats issus spĂ©cifiquement de la prĂ©sente recherche, avant de complĂ©ter par l’apport d’autres recherches, permettant d’élargir la rĂ©flexion. Les principaux obstacles Ă  l’implication seront Ă©voquĂ©s avant de conclure. Une recherche europĂ©enne 4 Recherche financĂ©e par la Nuffield Foundation. 3La recherche sur laquelle s’appuie cet article a Ă©tĂ© menĂ©e par une Ă©quipe europĂ©enne de 2011 Ă  20124 Boddy, Statham, Danielsen et al., 2013. Elle Ă©tait motivĂ©e par la nĂ©cessitĂ©, en Angleterre et ailleurs, de dĂ©velopper les pratiques visant Ă  soutenir l’implication parentale dans l’éducation de l’enfant pendant la durĂ©e du placement, le but de cette implication Ă©tant de prĂ©parer le retour en famille de l’enfant, qu’il intervienne Ă  sa majoritĂ© ou avant. En effet, des Ă©tudes ont montrĂ© l’impact de l’implication des parents sur les effets du placement, Ă  la fois au niveau du comportement de l’enfant et du retour en famille Ă  long terme Geurts, Boddy, Noom et al., 2012. Cependant, l’implication des parents aprĂšs qu’on leur a retirĂ© leur enfant se heurte Ă  de nombreuses difficultĂ©s, quel que soit le pays. Cette recherche se donnait donc pour objectif d’identifier les maniĂšres dont institutions, professionnels et parents font face Ă  ces difficultĂ©s, au Danemark, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France. 5 Les identitĂ©s des personnes interviewĂ©es sont protĂ©gĂ©es par les rĂšgles de confidentialitĂ©. 4La dĂ©marche adoptĂ©e visait Ă  cerner premiĂšrement les exigences lĂ©gales et les recommandations officielles concernant la place des parents, deuxiĂšmement l’application concrĂšte de ces principes dans les pratiques professionnelles et troisiĂšmement les enjeux liĂ©s Ă  ces pratiques. Le choix mĂ©thodologique a consistĂ© en une triangulation des sources pour chaque pays. Dans un premier temps, quatre rapports nationaux rendaient compte, en anglais, d’une revue de littĂ©rature comprenant les publications scientifiques, professionnelles et institutionnelles pour chaque pays, et des tĂ©moignages issus d’entretiens avec six interlocuteurs par pays deux praticiens du terrain, un responsable au niveau local et un au niveau national, et deux scientifiques spĂ©cialistes du champ5. Lors d’une deuxiĂšme Ă©tape, quatre sĂ©minaires consultatifs ont Ă©tĂ© organisĂ©s, afin de soumettre les premiers rĂ©sultats aux commentaires d’une dizaine d’experts par pays. C’est Ă  partir des quatre rapports nationaux, revus Ă  l’issue de ces sĂ©minaires, que se conduit la prĂ©sente analyse. Il ne s’agit donc pas d’un recensement systĂ©matique ni d’une Ă©valuation des pratiques, mais d’une comparaison d’approches existantes rĂ©alisĂ©e Ă  partir des connaissances sur l’avancĂ©e des politiques, des recherches rĂ©centes et des tĂ©moignages d’experts du champ dans chaque pays. 5Plus particuliĂšrement, les questions soulevĂ©es par cette recherche se sont situĂ©es autour de la notion mĂȘme d’implication, dans ses multiples conceptions, dimensions et applications tant au niveau des approches thĂ©oriques dĂ©veloppĂ©es dans la littĂ©rature internationale qu’au niveau des pratiques professionnelles et institutionnelles repĂ©rĂ©es. Contexte de la protection de l’enfance dans chaque pays 6La comparaison des contextes lĂ©gislatifs et institutionnels des mesures de placement en protection de l’enfance rĂ©vĂšle des traits communs aux quatre pays – les modalitĂ©s de prise de dĂ©cision concernant un placement sont de nature soit administrative les parents donnant formellement leur accord pour la mesure de placement, soit judiciaire la mesure est alors imposĂ©e aux parents par un juge ;– les formes de placement possibles sont rĂ©parties entre accueil familial et placement institutionnel en lieu collectif. Tableau 1. Comparaison des statistiques nationales Enfants 0-18 ans placĂ©s1 DĂ©cisions judiciaires2 Placement familial3 AnnĂ©e France 9,3 ‰ 87 % 53 % 2010 Danemark 10,4 ‰ 12 % 51 % 2010 Pays-Bas 11,4 ‰ 20 % 54 % 2009 Royaume-Uni 5,6 ‰ 71 % 74 % 2011 Notes 1 proportion des enfants placĂ©s parmi la population gĂ©nĂ©rale ĂągĂ©e de 0 Ă  18 ans ; 2 pourcentage des dĂ©cisions judiciaires parmi l’ensemble des mesures de placement ; 3 pourcentage des mesures de placement en famille d’accueil parmi l’ensemble des mesures de placement. 7La prĂ©sentation qui suit a Ă©tĂ© Ă©tablie Ă  partir des statistiques nationales disponibles pour chaque pays voir tableau 1. Les diffĂ©rences observĂ©es au plan statistique ont pu ĂȘtre Ă©clairĂ©es grĂące Ă  une analyse comparative et qualitative Ă  propos des pratiques. Ainsi, les proportions d’enfants placĂ©s relevĂ©es dans chaque pays renvoient Ă  diffĂ©rents seuils Ă  partir desquels un placement est considĂ©rĂ© comme indispensable. Le taux nettement infĂ©rieur d’enfants placĂ©s au Royaume-Uni s’explique aussi par la durĂ©e des placements souvent retournĂ©s dans leur famille au bout de trois Ă  six mois, les enfants placĂ©s au cours d’une annĂ©e civile ne sont pas tous en placement Ă  la date de comptage. Mais un tiers de ces retours en famille sont mis en Ă©chec, le mĂȘme enfant Ă©tant replacĂ© quelque temps aprĂšs sa sortie. Par ailleurs, les taux Ă©levĂ©s de dĂ©cisions judiciaires en France et au Royaume-Uni contrastent avec leur raretĂ© au Danemark et aux Pays-Bas, oĂč le consensus entre parents et travailleurs sociaux est la voie prioritaire de prise de dĂ©cision. Enfin, le choix d’une famille d’accueil plutĂŽt que d’une institution tient souvent compte de plusieurs Ă©lĂ©ments, en particulier l’ñge et les besoins spĂ©cifiques de l’enfant, la durĂ©e prĂ©vue ou probable du placement, les relations avec les parents, la place disponible
 Les contrastes observĂ©s d’un pays Ă  l’autre laissent entrevoir la diversitĂ© des modĂšles et des prĂ©fĂ©rences Ă©ducatives et sociales. 8La littĂ©rature internationale apporte des Ă©clairages supplĂ©mentaires sur les comparaisons statistiques en protection de l’enfance. En particulier, une Ă©tude dĂ©diĂ©e Ă  la comparaison chiffrĂ©e des dispositifs a montrĂ© que les proportions d’enfants placĂ©s calculĂ©es dans chaque pays ne peuvent pas ĂȘtre comparĂ©es comme des valeurs absolues, car elles reflĂštent de nombreuses diffĂ©rences dans les modes de calcul, notamment au plan des catĂ©gories d’enfants prises en compte et de la durĂ©e des placements Thoburn, 2007. De plus, une mĂȘme forme de prise en charge peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e tantĂŽt comme placement rĂ©sidentiel tantĂŽt comme placement familial, ces deux grandes catĂ©gories comprenant chacune de multiples dĂ©clinaisons Borderies & Trespeux, 2012, p. 25. Les formes d’implication 6 Par exemple, la prise en charge des tickets de transport utilisĂ©s par les parents pour aller voir ... 9L’implication des parents dans la vie quotidienne et l’éducation de leurs enfants n’est explicitement exigĂ©e que dans les textes danois et nĂ©erlandais, oĂč les familles dont un enfant est placĂ© ont aussi droit au soutien d’un professionnel rĂ©fĂ©rent. La notion de contact ou de lien est mise en avant Ă  diffĂ©rents degrĂ©s, depuis un simple droit au contact en Angleterre jusqu’au soutien, y compris financier, pour renforcer le contact entre parents et enfants6 au Danemark. 10À travers les revues de littĂ©rature et les entretiens menĂ©s dans chacun des quatre pays, des exemples concrets permettent d’illustrer le principe de l’implication parentale et de prĂ©ciser les significations qui lui sont attribuĂ©es dans la pratique. Suivant les situations, l’implication se fait de maniĂšre plus ou moins prĂ©coce dans le processus de placement, et de maniĂšre plus ou moins intense. Sur le plan des recommandations officielles concernant les parents d’enfants placĂ©s, on constate une convergence vers le renforcement des droits des parents et en particulier de celui de participation ». En revanche, les exigences concernant le degrĂ© de participation des parents sont variables. De façon plus prĂ©cise, ces Ă©lĂ©ments se rĂ©vĂšlent autour de la place des parents dans les prises de dĂ©cision relatives au placement, de l’organisation de la vie quotidienne mais aussi du type de lieu d’accueil de l’enfant. Prises de dĂ©cision 11Selon les rĂ©glementations officielles, dans les processus dĂ©cisionnaires en amont du placement, la prioritĂ© est officiellement donnĂ©e Ă  l’obtention de dĂ©cisions consensuelles aux Pays-Bas et au Danemark, alors qu’en Angleterre la participation des parents se rĂ©duit aux Ă©valuations des situations, et, en France, Ă  l’élaboration du projet pour l’enfant » disposition introduite Ă  l’article 6 de la loi du 5 mars 2007 rĂ©novant la protection de l’enfance. Dans la pratique, ces recommandations laissent une marge d’interprĂ©tation aux autoritĂ©s et professionnels directement en lien avec les situations des enfants. Aux Pays-Bas, selon une des responsables participant Ă  la recherche, la loi ne prĂ©cise pas comment les parents doivent ĂȘtre impliquĂ©s doivent-ils rĂ©diger le projet de placement conjointement avec les professionnels ou ne doivent-ils ĂȘtre sollicitĂ©s que pour approuver le plan une fois Ă©tabli ? En France, il est recommandĂ© que les parents soient des acteurs primordiaux de l’élaboration du projet personnalisĂ© de leur enfant » ANESM, 2009, p. 17, mais la pratique, constatĂ©e notamment par l’ONED 2009, est que les parents peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă  cette Ă©laboration par les travailleurs sociaux ou n’ĂȘtre sollicitĂ©s qu’à la fin du processus pour signer le document. 12Un des constats communs aux diffĂ©rents matĂ©riaux et tĂ©moignages analysĂ©s est que les parents s’impliquent davantage auprĂšs de leur enfant placĂ© lorsqu’une relation de confiance avec les travailleurs sociaux a pu ĂȘtre Ă©tablie prĂ©cocement. D’aprĂšs un responsable de service nĂ©erlandais, il n’est pas aisĂ© de crĂ©er une relation avec les parents qui ont Ă©tĂ© contraints Ă  placer leur enfant, mais, lorsque le professionnel s’intĂ©resse Ă  ce qu’ils pensent ĂȘtre le mieux pour leur enfant, parents et professionnels ont quelque chose en commun. Il paraĂźt trĂšs important, par exemple, que les parents aient leur mot Ă  dire sur le choix du lieu oĂč leur enfant va grandir. Plusieurs professionnels ont aussi soulignĂ© l’importance des premiers contacts avec les parents au dĂ©marrage du placement. Dans un Ă©tablissement danois, une attention particuliĂšre est apportĂ©e Ă  l’accueil des parents, mĂȘme lorsque la dĂ©cision a Ă©tĂ© imposĂ©e par un juge. Lorsque l’enfant arrive pour la premiĂšre fois au foyer, une rencontre est organisĂ©e avec lui et ses parents autour d’un cafĂ©, l’éducateur rĂ©fĂ©rent prend le temps de leur prĂ©senter le fonctionnement de l’institution, de demander aux parents quelles sont les habitudes de l’enfant, de leur expliquer qu’ils restent les personnes les plus importantes dans sa vie et que pour cette raison l’équipe du foyer a besoin de leur coopĂ©ration. Une responsable française dĂ©crit de maniĂšre similaire l’accueil des parents, ajoutant que le chef d’équipe, le psychologue et le rĂ©fĂ©rent sont toujours prĂ©sents lors de ces rencontres, oĂč ils prennent aussi le temps de rĂ©expliquer les raisons du placement. En Angleterre, Ă  l’inverse, les tĂ©moignages indiquent que la relation avec les parents tend Ă  ĂȘtre conflictuelle, les travailleurs sociaux cherchant Ă  repĂ©rer les failles des parents pour argumenter en faveur de la dĂ©cision judiciaire de placement. 13Plusieurs publications scientifiques analysĂ©es dans le cadre de cette recherche tendent Ă  encourager les professionnels Ă  impliquer les parents Ă  diffĂ©rents moments de la prise en charge de leur enfant. Ainsi, les chercheurs nĂ©erlandais E. J. Knorth, P. Van Den Bergh et F. Verheij 2002, p. 7 ne font pas de distinction entre la participation et l’implication active des usagers, qui constituent selon eux un critĂšre essentiel de la qualitĂ© du travail socio-Ă©ducatif. Ils distinguent la nature co-dĂ©cision du plan de prise en charge, expression de critiques, prĂ©sence aux rĂ©unions de synthĂšse, discussion du rĂšglement interne avec le personnel, implication dans l’embauche de nouveau personnel
 du niveau de la participation Ă©chelle de participation Ă  neuf niveaux. Il relĂšverait du rĂŽle des professionnels de crĂ©er les conditions d’un dialogue avec les usagers enfants et parents mais aussi de rechercher l’organisation la plus propice Ă  leur participation Knorth, Van Den Bergh & Verheij, 2002, p. 244. Il semble Ă©galement intĂ©ressant de mentionner ici une recherche norvĂ©gienne dĂ©crivant le rĂŽle actif des parents dans le signalement des difficultĂ©s de leurs enfants et dans la coordination des interventions entre les diffĂ©rentes institutions. Les parents reprĂ©sentant la seule source de continuitĂ© lors des nombreux changements de prise en charge, il serait essentiel qu’ils soient impliquĂ©s dans les processus de dĂ©cision concernant leurs enfants SandbĂŠk, 2002, p. 183. Vie quotidienne 7 Programme Ă©laborĂ© en Australie et repris dans plusieurs pays destinĂ© Ă  favoriser le travail en par ... 14Durant le placement, les exemples les plus abondants de l’implication des parents dans l’éducation de leurs enfants concernent la vie quotidienne. Le point de dĂ©part, pour les professionnels, est l’identification des compĂ©tences et des ressources mobilisables chez les parents. Ainsi, la municipalitĂ© de Copenhague se sert du rĂ©fĂ©rentiel Ă©laborĂ© dans le programme Signs of Safety »7 afin de repĂ©rer les forces et les ressources des parents, sur la base desquelles ils peuvent contribuer activement Ă  Ă©lever leurs enfants mĂȘme dans le cadre d’un placement, tout en Ă©tant vigilants aux risques et aux changements nĂ©cessaires. Sur un plan thĂ©orique, cette pratique correspond Ă  ce que C. Sellenet 2008, p. 26 qualifie de coopĂ©ration rĂ©ussie, reposant sur un diagnostic prĂ©alable des compĂ©tences parentales et donnant lieu Ă  une rĂ©partition des tĂąches entre professionnels et parents. 15Dans trois des quatre pays, certaines tĂąches Ă©ducatives peuvent ĂȘtre confiĂ©es aux parents pendant le placement. Ainsi aux Pays-Bas, en France et au Danemark, il est assez frĂ©quent que les parents soient sollicitĂ©s pour des accompagnements, par exemple lors de consultations mĂ©dicales, surtout si elles sont planifiĂ©es Ă  l’avance. Cela peut Ă©galement s’appliquer au suivi scolaire carnets de correspondance, rĂ©unions de parents, rendez-vous avec l’enseignant
 ou Ă  certaines activitĂ©s de loisirs. Typiquement, les professionnels sont souvent attentifs Ă  impliquer les parents pour la coiffure et les vĂȘtements de leur enfant. L’implication se dĂ©finit alors essentiellement par une participation active aux tĂąches Ă©ducatives, pouvant constituer aussi des sujets de divergences, voire de conflits. Ce type d’implication renvoie Ă  l’idĂ©e de supplĂ©ance familiale dĂ©veloppĂ©e par P. Durning 1985, p. 101, suivant laquelle les tĂąches Ă©ducatives, en particulier dans le domaine du suivi et de la coordination, peuvent ĂȘtre rĂ©parties entre les professionnels et les parents d’enfants placĂ©s, afin d’éviter que les professionnels ne prennent la place des parents dans leur rĂŽle auprĂšs des enfants. Contacts, rencontres entre parents et enfants pendant le placement 16À travers les quatre pays, le temps passĂ© ensemble est considĂ©rĂ© comme une base essentielle de l’éducation parentale. Ainsi, lorsque cela ne comporte pas de danger pour l’enfant, des droits de visite et d’hĂ©bergement » sont organisĂ©s le week-end. Dans certains cas, le juge limite les contacts possibles pour prĂ©server la sĂ©curitĂ© et le bien-ĂȘtre de l’enfant, la pratique des visites dites mĂ©diatisĂ©es », de plus en plus rĂ©pandue dans ces pays, permettant de surveiller la rencontre parent-enfant. Plusieurs exemples rĂ©vĂšlent une volontĂ© de multiplier les temps partagĂ©s en famille. En particulier, au Danemark, le terme d’ ĂȘtre ensemble » samvĂŠr constitue un des principes recherchĂ©s lors d’un placement. Ainsi, dans l’établissement d’accueil danois citĂ© prĂ©cĂ©demment, les parents sont les bienvenus pour passer des moments avec leur enfant ou avec le groupe, pendant la journĂ©e ou aprĂšs le dĂźner, comme pour regarder la tĂ©lĂ©. Il est courant que les familles soient invitĂ©es aux camps de vacances et Ă  des Ă©vĂšnements festifs organisĂ©s dans les Ă©tablissements. Il est considĂ©rĂ© comme important que les enfants voient que parents et Ă©ducateurs communiquent et s’entendent, afin de leur Ă©viter des conflits de loyautĂ©. Des pratiques similaires sont rapportĂ©es pour les Pays-Bas, oĂč une maniĂšre d’impliquer les parents dans les activitĂ©s quotidiennes de leur enfant est de les inviter Ă  partager les repas sur le lieu du placement. Cette pratique est recommandĂ©e dans la littĂ©rature, mais un des responsables interrogĂ©s explique qu’elle n’est pas aussi frĂ©quente qu’elle devrait l’ĂȘtre. Dans une institution française, une piĂšce a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e spĂ©cialement pour permettre aux familles de se retrouver mĂȘme sans les Ă©ducateurs. Ainsi, une mĂšre n’ayant pas de droit d’hĂ©bergement a Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  passer une aprĂšs-midi avec son enfant placĂ© pour fĂȘter son anniversaire. Une autre pratique, observable dans plusieurs institutions d’accueil en France, est la mise Ă  disposition de studios permettant d’accueillir les parents afin qu’ils passent un temps avec leur enfant placĂ©. Inversement, dans une autre institution danoise, les parents sont rarement invitĂ©s Ă  entrer dans le foyer. Lorsqu’ils viennent chercher leurs enfants pour le week-end, un Ă©change rapide a lieu, mais les parents restent devant la porte. Cet exemple rappelle qu’il n’est pas anodin pour une institution de laisser pĂ©nĂ©trer des profanes » dans ses murs, de s’ouvrir Ă  une prĂ©sence extĂ©rieure. Pourtant, il ressort de tous ces exemples que les Ă©tablissements accueillant des enfants placĂ©s peuvent, lorsqu’ils en font une prioritĂ©, faciliter cette implication parentale qui consiste Ă  ĂȘtre ensemble », en particulier Ă  certains moments qui sont importants dans la vie quotidienne des enfants. 17Dans les quatre pays, les liens familiaux sont perçus comme importants aussi bien pour le maintien du rĂ©seau familial et social de l’enfant que pour sa construction identitaire. Il semble bien que la pratique la plus rĂ©pandue associĂ©e Ă  l’idĂ©e d’implication des parents consiste Ă  permettre et Ă  maintenir les contacts entre parents et enfants, qu’il s’agisse d’appels tĂ©lĂ©phoniques, de visites mĂ©diatisĂ©es, de retours en week-end
 Le contact peut ĂȘtre plus ou moins intense, et il est organisĂ© de façon Ă  ne pas interfĂ©rer avec les tĂąches Ă©ducatives rĂ©alisĂ©es sur le lieu du placement. Les parents se voient confier peu ou aucune responsabilitĂ© liĂ©e Ă  l’éducation de leur enfant, les professionnels Ă©tant surtout anxieux de s’assurer que l’enfant ne souffre pas de ces contacts. En effet, les tĂ©moignages recueillis font Ă©tat des effets perturbateurs frĂ©quemment observĂ©s par les professionnels aprĂšs des rencontres avec les parents. Dans certains cas, il est considĂ©rĂ© que l’absence totale de contacts serait prĂ©fĂ©rable pour mieux protĂ©ger l’enfant lorsque ses parents sont pathogĂšnes ». En Angleterre, dans 12 % des cas, le placement est organisĂ© de maniĂšre Ă  pouvoir se transformer en adoption. Dans ces cas prĂ©cis, les liens avec les parents sont davantage envisagĂ©s comme prĂ©sence psychologique », dans le sens oĂč l’enfant a besoin de savoir qui sont ses parents afin de construire son identitĂ©. 18L’importance que les professionnels accordent aux contacts est confirmĂ©e, mais aussi critiquĂ©e, dans la littĂ©rature. En France, un service a Ă©tĂ© ouvert spĂ©cialement pour l’hĂ©bergement de groupes familiaux » dont les enfants sont placĂ©s, principalement en famille d’accueil, afin de rendre possible l’exercice des droits de visite Breugnot & Fablet, 2013. Les visites mĂ©diatisĂ©es sont souvent sollicitĂ©es pour permettre des contacts entre parents et enfants malgrĂ© des situations Ă  risque, bien que les modalitĂ©s de ces rencontres sous surveillance puissent ĂȘtre pesantes voire contre-productives du point de vue des parents Sellenet, 2010. Cependant, l’idĂ©e selon laquelle les parents pathogĂšnes devraient ĂȘtre tenus Ă©loignĂ©s de leur enfant est assez partagĂ©e dans le monde professionnel français Berger, 2005. Cas du placement familial 19Si les exemples d’implication parentale en provenance d’Angleterre sont les moins nombreux, c’est Ă  voir en lien avec la spĂ©cificitĂ© du placement familial, prĂ©dominant dans ce pays. Alors que le contexte institutionnel, moins empreint d’intimitĂ©, semble plus prompt Ă  s’ouvrir aux parents, une famille, mĂȘme d’accueil, forme une unitĂ© close sur elle-mĂȘme, assumant l’ensemble des tĂąches quotidiennes et Ă©ducatives. Le tĂ©moignage d’une mĂšre d’accueil danoise, citĂ© par un des participants Ă  la recherche, mentionne son obligation de gĂ©rer les contacts entre l’enfant accueilli et ses parents d’origine, mais aussi le manque de soutien qu’elle reçoit pour cette tĂąche. Les familles d’accueil anglaises auraient tendance Ă  nĂ©gliger les aspects pratiques de ces contacts. Pour que les parents puissent passer du temps avec leurs enfants, il est alors nĂ©cessaire qu’une tierce personne intervienne, souvent un travailleur social du service de placement familial. En Angleterre, une pratique dĂ©crite par un des responsables Ă©tait mise en place par un centre de placement familial un spectacle Ă©tait prĂ©parĂ© chaque annĂ©e par les enfants, auquel parents d’origine et parents d’accueil Ă©taient conviĂ©s. Dans de nombreux cas, les parents venaient et pouvaient ĂȘtre fiers de leurs enfants en les voyant sur scĂšne. Aux Pays-Bas, une formation destinĂ©e aux parents d’enfants placĂ©s vise Ă  leur faire accepter l’idĂ©e de complĂ©mentaritĂ© des parents d’accueil, qui, tout en remplissant les tĂąches quotidiennes visant Ă  Ă©duquer l’enfant, n’occupent pas pour autant la place des parents d’origine en termes identitaires. Les parents sont incitĂ©s Ă  autoriser » leur enfant Ă  s’attacher Ă  d’autres adultes. 20La littĂ©rature scientifique confirme l’importance pour l’enfant de pouvoir construire son identitĂ© dans le cadre d’une parentĂ© plurielle » Cadoret, 1995 ; Join-Lambert, 2010. Elle souligne aussi les difficultĂ©s que cela pose dans la pratique des parents interrogĂ©s dans une recherche suĂ©doise ont observĂ© que leur implication dans le quotidien de leur enfant Ă©tait encouragĂ©e par la famille d’accueil tant qu’ils acceptaient le placement. Mais dĂšs qu’ils exprimaient le souhait que leur enfant revienne chez eux, la famille d’accueil devenait plus rĂ©ticente Ă  les impliquer Höjer, 2009, p. 166. Des enjeux contradictoires autour de l’implication des parents 21Les rĂ©sultats de la comparaison entre les quatre pays montrent donc une double convergence vers l’affichage, dans le principe, d’une volontĂ© d’impliquer les parents dans l’éducation de leur enfant placĂ©, et vers l’émergence, dans la pratique, de quelques avancĂ©es dans ce domaine. Dans les rapports sur les diffĂ©rents pays, l’information des parents sur la vie quotidienne de leurs enfants scolaritĂ©, santé  figure au premier niveau du travail des professionnels en direction des parents. Pourtant, des tĂ©moignages en France, aux Pays-Bas et en Angleterre indiquent que les parents ne sont pas informĂ©s systĂ©matiquement, par exemple, de la scolaritĂ© de leur enfant. Cet exemple vient nous rappeler l’écart entre les principes lĂ©gislatifs et les pratiques. MĂȘme au Danemark, d’oĂč proviennent les exemples les plus dĂ©veloppĂ©s d’implication parentale, il y a encore des situations oĂč les parents sont tenus Ă  distance par les professionnels du placement. Si la progression de ces pratiques semble trop lente aux yeux des responsables interrogĂ©s dans cette recherche, c’est que les acteurs, professionnels et parents, font face Ă  des situations complexes, aux enjeux contradictoires. 22La premiĂšre raison qui fait traditionnellement obstacle Ă  l’implication des parents lorsque leur enfant est placĂ© est le constat de leur dĂ©faillance dans leur rĂŽle Ă©ducatif dĂšs lors que l’enfant leur a Ă©tĂ© retirĂ©, c’est que les parents n’éduquent pas leur enfant d’une maniĂšre satisfaisante aux yeux des travailleurs sociaux et des magistrats. Dans la littĂ©rature scientifique comme dans les tĂ©moignages recueillis Ă  travers cette comparaison, apparaĂźt le dilemme devant lequel se trouvent les professionnels l’opposition qui s’est construite entre la notion d’ intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l’enfant » et les droits des parents. Le devoir de protection de l’enfant est souvent perçu comme contradictoire, et prioritaire, par rapport Ă  l’implication de ses parents. Le travail avec les enfants est considĂ©rĂ© comme exclusif du travail avec les parents le travail Ă©ducatif ne comprendrait pas de co-Ă©ducation. Cela a pour consĂ©quence, d’une part que le travail avec les enfants passe avant » le travail avec les parents, et d’autre part que, lorsqu’un tel travail a lieu, il est rĂ©servĂ© Ă  certains parents dont on estime qu’ils ne mettent pas en danger leur enfant. 23Une deuxiĂšme difficultĂ© est liĂ©e aux conditions de vie des parents, qui ne leur permettent parfois pas de se dĂ©placer sur les lieux du placement ou d’accueillir leur enfant chez eux. La distance gĂ©ographique entre le logement des parents et le lieu de placement est plusieurs fois Ă©voquĂ©e comme obstacle dans les quatre pays. Les exemples tirĂ©s de cette recherche montrent qu’une forte volontĂ© institutionnelle permet de surmonter ces difficultĂ©s amĂ©nagement de lieux dĂ©diĂ©s, prise en charge financiĂšre des dĂ©placements, proximitĂ© du lieu d’accueil avec le lieu de rĂ©sidence des parents
 24Au-delĂ  des situations familiales, ce sont aussi les cadres institutionnels qui entrent en contradiction avec la volontĂ© d’impliquer les parents. L’organisation quotidienne, la rĂ©partition des tĂąches, les compĂ©tences et rĂŽles attribuĂ©s Ă  chacun constituent des contraintes fortes dans les Ă©tablissements. Impliquer les parents revient Ă  les faire entrer dans l’institution, Ă  leur confier des tĂąches jusqu’ici assumĂ©es par les professionnels, Ă  prendre des risques quant Ă  la bonne exĂ©cution de ces tĂąches dans les exemples français, laisser une mĂšre seule avec son enfant le temps d’une aprĂšs-midi d’anniversaire, alors que ce n’est pas prĂ©vu dans l’ordonnance du juge, ou demander Ă  une autre d’accompagner son enfant Ă  l’école, ne peut se faire que dans la continuitĂ© d’une implication progressive de ces mĂšres par l’équipe Ă©ducative. L’implication des parents entre alors en conflit avec la responsabilitĂ© professionnelle. L’implication parentale en protection de l’enfance. Apports de la littĂ©rature 25D’autres recherches rĂ©alisĂ©es auprĂšs de parents d’enfants suivis en protection de l’enfance s’intĂ©ressent Ă  leur implication dans l’éducation de leur enfant. Une recherche menĂ©e dans des accueils de jour allemands montre que la participation des parents s’inscrit dans leurs stratĂ©gies visant Ă  conserver une marge d’autonomie » Wittke & Solf, 2012, p. 129. Ces auteurs concluent que les professionnels doivent s’ouvrir Ă  la critique ou au dĂ©saccord comme formes de collaboration non conventionnelles Ă©manant des parents » Wittke & Solf, 2012, p. 131. En Belgique, I. Delens-Ravier 2001, p. 142 distingue les parents sans prise », contestataires » et nĂ©gociateurs dĂ©gagĂ©s », tout en prĂ©cisant que ces positions peuvent Ă©voluer au cours du temps, surtout si les professionnels adoptent une attitude valorisante ». En France, analysant les positions des parents de jeunes enfants placĂ©s en pouponniĂšre, Mackiewicz emploie les termes de coopĂ©ration antagoniste », neutralisĂ©e » et accordĂ©e » 2002, p. 206. Elle observe que la reconnaissance des droits parentaux encourage l’implication dans le processus de dĂ©cision. Mais cela peut aussi susciter des demandes ou des critiques concernant l’éducation de leur enfant, sources de tensions dans les relations parents-professionnels. Dans le cadre d’une enquĂȘte auprĂšs de parents d’enfants placĂ©s en famille d’accueil, S. Euillet dĂ©finit l’implication parentale Ă  partir de cinq dimensions les compĂ©tences parentales, l’interaction parent-enfant, la reconnaissance de la responsabilitĂ©, la disponibilitĂ© du parent, l’effet de l’accueil d’aprĂšs le parent » 2007, p. 123. Ces indicateurs servent Ă  mesurer le degrĂ© d’implication, d’ immobile » Ă  engagĂ©e ». 26À travers ces recherches, l’implication parentale apparaĂźt donc comme une dimension intrinsĂšque du placement toujours existante, y compris selon des modalitĂ©s non souhaitĂ©es par les institutions, mais dont l’intensitĂ© et les contours varient. FrĂ©quemment, des raisons d’ordre affectif comme l’humiliation du placement, la douleur de la sĂ©paration, le sentiment d’infĂ©rioritĂ© et d’échec sont Ă©voquĂ©es comme barriĂšres Ă  l’implication des parents aprĂšs un placement Delens-Ravier, 2001 ; Mackiewicz, 2002 ; Euillet & Zaouche-Gaudron, 2008 ; Höjer, 2009. Conclusion 27Le travail avec les parents d’enfants placĂ©s vise non seulement Ă  les impliquer dans l’éducation de leurs enfants pour faciliter un retour en famille, mais Ă©galement, dans les cas oĂč le retour n’est pas prĂ©vu, Ă  maintenir des liens familiaux considĂ©rĂ©s comme ressources essentielles pour l’enfant aux plans psychologique et matĂ©riel. L’implication, telle qu’elle apparaĂźt Ă  travers cette recherche comparative et la littĂ©rature internationale, comprend l’intĂ©gration des parents aux processus de dĂ©cision, le temps que parents et enfants passent ensemble Ă  des moments de la vie quotidienne ou lors d’activitĂ©s plus ponctuelles et le partage des tĂąches Ă©ducatives entre les parents et les professionnels accueillant l’enfant. Les parents sont physiquement prĂ©sents, et grĂące Ă  cette prĂ©sence et aux interactions qu’elle permet avec leur enfant, ils participent activement Ă  son Ă©ducation malgrĂ© le placement. A minima la notion d’implication inclut aussi les contacts physiques ou non entre parents et enfants et le travail fourni par les Ă©ducateurs pour informer les parents de la vie quotidienne de leur enfant. 28Il faut souligner l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des pratiques Ă  l’intĂ©rieur de chacun des pays. Les lois et recommandations donnent les grands principes sans prĂ©ciser les formes concrĂštes de leur mise en Ɠuvre. L’aspect Ă©volutif du placement et de la relation entre professionnels et parents a Ă©galement son importance si les parents sont sur la dĂ©fensive au moment de la sĂ©paration de leur enfant, leur position peut Ă©voluer notamment en fonction de l’attitude des professionnels. Les parents sont sensibles au respect et Ă  l’écoute dont peuvent faire preuve les intervenants Ă  leur Ă©gard moins ils ont le sentiment d’ĂȘtre jugĂ©s, plus ils sont susceptibles de coopĂ©rer. De leur cĂŽtĂ©, les professionnels peuvent avoir besoin de temps pour identifier les formes d’implication possibles et organiser les amĂ©nagements nĂ©cessaires. 29Une maniĂšre d’impliquer les parents dans l’éducation de leurs enfants est de remplacer le placement classique par des formes innovantes » de prise en charge, telles que celles dĂ©crites dans la recherche de P. Breugnot 2011. Le placement Ă  domicile, utilisĂ© dans les quatre pays de l’étude, mais aussi les placements sĂ©quentiels qui alternent sĂ©quences en placement et sĂ©quences chez les parents suivant un planning préétabli, ou encore l’accueil de jour oĂč l’enfant passe les nuits chez ses parents mais est accueilli de maniĂšre extensive en dehors des heures de classe toutes ces alternatives au placement traditionnel ont pour objectif, in fine, de laisser aux parents les responsabilitĂ©s qu’ils peuvent exercer, tout en les supplĂ©ant sur celles qui leur posent problĂšme. Alors que ces modes d’action semblent plus dĂ©veloppĂ©s en France, les Pays-Bas et le Danemark s’appuient davantage sur des programmes d’intervention pĂ©dagogique ou thĂ©rapeutique, Ă©laborĂ©s pour renforcer les compĂ©tences parentales, parallĂšlement au travail Ă©ducatif rĂ©alisĂ© avec leurs enfants placĂ©s Geurts, Boddy, Noom et al., 2012.

article l 124 6 du code de l éducation